L’Association pour l’Histoire Vivante est une association d’éducation populaire. Depuis sa création en 1937 dans l’effervescence politique du Front populaire, elle s’est donnée pour objectif de permettre au plus grand nombre d’accéder et de participer à la culture. L’Association gère le musée du même nom dont les collections s’étendent de la Révolution française à nos jours. Essentiellement centrées sur l’histoire sociale, ouvrière et populaire, sur l’histoire du socialisme, du communisme et des courants libertaires, ses collections sont mises en valeur par des expositions, journées d’étude et diverses activités culturelles et pédagogiques.
Le 26 mars 1939, le musée de l’Histoire vivante ouvrait ses portes au public pour la première fois. Trois personnalités communistes sont à l’origine de sa fondation : Jacques Duclos, député de la circonscription, Fernand Soupé et Daniel Renoult respectivement maire et conseiller général de Montreuil.
Création politique et culturelle du PCF, le musée se donne pour mission de diffuser auprès des couches populaires une histoire en mouvement, une histoire des luttes sociales qu’il inscrit dans le registre d’une histoire nationale et républicaine.
À l’emplacement du musée, s’élevait la seigneurie de Montreau datant du XIIIe siècle qui dépendait de la paroisse de Montreuil. Elle se composait d’un château et de ses annexes, d’une chapelle et d’un parc boisé. Ce domaine est rasé en 1870 sur demande du fort de Rosny afin de faciliter les opérations militaires.
Nous travaillons à un projet d'un grand musée d'histoire sociale, ouvrière et populaire car il n’y a pas en France de musée pour exposer et mettre en valeur les documents et objets de l’histoire ouvrière.
Les collections actuelles du musée de l’Histoire vivante pourraient être le fondement d’un musée plus grand, plus moderne, plus accessible. Si les organisations du mouvement ouvrier conservent dans de bonnes conditions leurs archives, il en va tout autrement pour les objets. Et pourtant, les objets sous toutes leurs formes sont au cœur du militantisme. Nous nous sommes adressés à toutes les organisations héritières du mouvement ouvrier : partisanes, syndicales, mutualistes, coopératives, associatives, pour rassembler ces objets et leur donner toute la place muséographique qu’ils méritent.