La situation politique a remis au centre de l'actualité la référence historique au Front populaire. En 2016, le Musée proposait une exposition qui renouvelait le regard sur cet événement majeur de l'histoire française et internationale. Aujourd'hui, alors qu'il se dit beaucoup  de choses, rien ne vaut un détour par l'Histoire.

L’exposition itinérante, « 1936, nouvelles images, nouveaux regards sur le Front populaire », richement illustrée de plus de 50 images et présentée en 15 panneaux, offre un aperçu synthétique de l’exposition présentée au musée de l’Histoire vivante à Montreuil.
Il s’agit de redonner à lire les fils d’une histoire, celle de l’année 1936, du Front populaire, de l’unité d’action des gauches pour « le pain, la paix et la liberté » contre le fascisme et la guerre.
Les auteurs et commissaires de cette exposition ont souhaité rappeler au public l’importance de cette histoire, inscrite dans la mémoire collective, que l’on résume en quelques mots : congés payés, 40 heures, grèves avec occupations d’usines, accords de Matignon, auberge de la jeunesse, Espagne.
Exposition d’histoire, le récit présenté ici est dégagé des mythes et des légendes, et rappelle les réussites d’un gouvernement de Front populaire mais aussi ses échecs et ses faiblesses à mettre au compte également de toutes les gauches, sur la question du droit des femmes, sur le stalinisme, et sur la question coloniale.
Le parti pris affiché dans cette exposition est celui de célébrer les 80 ans du Front populaire et de susciter la discussion et le débat y compris militant.

Réalisée en partenariat avec l’Office universitaire de recherche socialiste, le journal La Marseillaise, la fondation Jean-Jaurès, la fondation Gabriel Péri, l’exposition est soutenue par la Fédération sportive et gymnique du travail, l’Institut CGT d’histoire sociale, le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et le Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale.

Les auteurs/commissaires de l’exposition à Montreuil : Éric Lafon, directeur scientifique au musée de l’Histoire vivante, Frédéric Cépède (journaliste à l’Office universitaire de recherche socialiste), Jean Vigreux (professeur d’histoire contemporaine à l’Université Bourgogne).

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